Les foulards de Jérusalem

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Les jeunes femmes de la vidéo ( lien ci-dessous) sont des jeunes femmes arabes qui déambulent dans les rues et centres commerciaux de Jérusalem.

Impossible de se promener dans Jérusalem sans les remarquer, d’être frappé par leur élégance, leur beauté et la liberté totale avec laquelle elles achètent avec leur propres cartes de crédit parfums, vêtements, maquillage ou leurs sacs « Burberry ».

Difficile de savoir si elles sont hiérosolymitaines ou si elles viennent de la proche Ramallah.

Peu importe, elles appartiennent désormais à la foule bigarrée de Jérusalem.Sans titre 12

Elles font partie du paysage où chacun affiche son identité par son couvre chef, kipa crochetée, large, petite, noire, de velours, schtreimel de fourrure, chapeaux à petit bord, à large rebord, noir, gris, aéré, chapeau melon, Borsalino, perruque, foulard, bérêt, voile, toque, calot.

Comme si Dieu, d’en haut, ne pouvait reconnaître les siens que grâce à leur façon de se couvrir la tête!

Comme si on ne savait qui on était et à quel groupe on appartenait qu’après avoir mis en place la coiffe exigée par sa tribu.

Au delà de ces remarques sur le besoin banal des êtres humains à s’identifier à un groupe par son accoutrement, cette irruption de ces jeunes femmes arabes dans l’espace public appelle à deux réflexions:

1/ Il y a encore dix ans, la femme arabe, musulmane, était aussi transparente que possible, ou tout de noir vêtue, dans Jérusalem, marchant rarement sans être accompagnée d’un homme. Ces femmes étaient souvent âgées et ne se remarquaient que par leur uniformité et leur effacement.

Peut être par l’introduction des couleurs, mais surtout par leur jeunesse, leur élégance, les lieux qu’elles fréquentent et leur pouvoir d’achat, les jeunes femmes croisées cet été dans Jérusalem, mais aussi dans toutes les autres villes d’Israël, sont sans conteste les signes avant coureur d’une nouvelle réalité arabe.

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Nous ne sommes pas là devant un phénomène anodin, et certainement pas dans une stratégie salafiste de retour à l’islam, fantasmé, des origines.

Ces jeunes femmes ont accepté le joug de l’islam, mais l’ont adapté à leur façon. Refusant de dissimuler leur féminité derrière une abaya sombre, elles se promènent délibérément avec des couleurs vives, en jean moulants, en sandales à la mode, ongles nacrés, lunettes de soleil de marque, et ont savamment  et avec goût, assorti leur foulard à leurs vêtements. Elles l’ont d’ailleurs souvent attaché de façon originale et élaborée, tout comme leur maquillage qu’elles arborent fièrement.

Quelle différence avec les musulmanes et apprenties musulmanes de France qui choisissent de se cacher derrière des foulards sombres et disgracieux, quand ce n’est pas sous une abaya avec gants et masque. La jeune fille palestinienne au contraire n’aspire qu’à être remarquée, tout en respectant un islam traditionnel. Bien entendu, je ne peux pas parler de Gaza, où la loi implacable du Hamas, authentiques « frères musulmans » ( les fossoyeurs des chrétiens d’Egypte, et des révolutions populaires),  impose une stricte Charia.

La liberté qu’elles vivent en Israël n’est sûrement pas sans rapport avec cette nouvelle mode vestimentaire.

Y a t’il une leçon à tirer de cette apparition récente?

Certainement beaucoup, mais une ne fait aucun doute, les femmes palestiniennes sont en marche.

Elles veulent vivre pleinement, smartphone dans une main, carte de crédit dans l’autre, elles profitent autant qu’elles peuvent de la société israélienne.

Elles, au moins, on compris qu’on peut vivre un conflit avec son voisin sans être obligé de se priver des avantages que sa société leur procure.

C’est le premier pas vers l’acceptation de l’idée que l’ennemi n’est peut être pas si mauvais que ça, et qu’après tout on peut, peut être, vivre ensemble.

Elle sont la preuve que tout changement dans les sociétés arabes passera par elles en premier.

2/ La deuxième remarque concerne le mot abusivement employé par les ennemis d’Israël, gauche toutes couleurs confondues et autres nostalgiques de Staline, et bien sûr toute la propagande arabe: Apartheid.

Ainsi ce mot qui a été détourné de son sens réel voudrait décrire la réalité israélienne.

Ces photos, montrent mieux qu’un long discours qu’en Israël, il n’existe pas de magasins pour les arabes et des magasins pour les juifs, que c’est dans le même tramway que circulent les uns et les autres. Regardez attentivement ces jeunes femmes, ont-elles peur? sont-elles dans une queue séparée devant le tramway, aux caisses des magasins? sont-elles servies à un comptoir différent? ont-elles des places réservées dans les transports en commun?

L’apartheid désigne un système légal qui discrimine jusque dans l’espace public les individus selon leur appartenance à tel ou tel groupe, empêchant ainsi l’utilisation de l’espace public de façon identique par tous.

Confondant, avec mauvaise fois, tracasseries administratives et décisions de justice légales, qui plus est dans une situation de belligérance, avec une législation raciste et qui imposerait une séparation obligatoire dans tous lieux publics ainsi qu’une restriction du droit de vote, la propagande des ennemis d’Israël répand un mythe qui n’est fondé sur rien.

De la part de ses ennemis, c’est de bonne guerre, où plutôt de vile guerre, mais de la part de tous les participants au boycott d’Israël c’est de l’autisme qu’il n’est pas possible de ne pas qualifier d’antisémitisme banal.

Pour ces autistes, béats devant un monde arabe musulman naturellement raciste, l’idée que des pays musulmans soient interdits aux juifs, ou que certaines villes interdites aux non-musulmans, ne les heurte pas, et ils ne sont pas prêt à déclarer le boycott du pétrole arabe!

Sans chercher aussi loin que les autres états arabes, les villes palestiniennes, elles, sont bien des territoires où l’apartheid est la règle.

J’attends un reportage photo me montrant des jeunes femmes israéliennes déambulant tranquillement dans les rues de Ramallah avec la même insouciance que nos jeunes palestiniennes.

Et je ne peux même pas former le voeux qu’avec la paix, nous verrons enfin ces images: L’autorité palestinienne est claire: Pas de juifs dans la future Palestine!

Il n’y aura pas de paix dans la région tant que les juifs ne pourront pas circuler librement dans TOUTE la région, avec la même insouciance que ces jeunes femmes, du Liban à l’Egypte, du Yemen à la Palestine.

Il n’est pas nécessaire de lire les journaux pour comprendre une situation… se promener parfois suffit.

Pauvres journalistes qui ne sont même pas capables de faire ces simples constatations.

Toute personnes qui se serait reconnue dans ces photos et souhaiterait voir supprimer ou flouter sa photo peut me le demander par mail : adamharishon@outlook.com

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  1. "Au commencement de nos malheurs était la création d’Israël" | Adam's Chronicles

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